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Le Village

Français

Notre village se situe dans l’Enclave des Papes, il est l’une des quatre communes vauclusiennes, dont la particularité est d’être enclavée dans le département de la Drôme.

Adossé à un amphithéâtre naturel de collines colorées, il s’étend actuellement sur 4107 hectares et fait partie des 16 communes A.O.C. Côtes du Rhône Village.            

village avec branche fleur 1er plan

                          

Son agriculture diverse (lavande, blé, oliviers…) s’enrichit d’un vignoble renommé et d’une production de truffes importante.

 

Géologie de Visan, élément essentiel

Il y a 24 millions d’années, à une époque dénommée Miocène, la mer Méditerranée s’avance dans la vallée du Rhône et envahit rapidement un territoire de plus en plus vaste, remplaçant les terres boisées par des flots couleurs d’Azur que bien avant l’apparition de l’homme les bêtes sauvages de ce temps voyaient danser sous leurs yeux étonnés, «au bord des golfes clairs…». Des rivières venant des montagnes ébauchées par la naissance des Alpes (La Lance, le Mont Ventoux) convergeaient vers cette mer. Elles charriaient de grandes quantités de sables et d’argiles que reprenaient les courants côtiers, comme cela se produit de nos jours en présence du Rhône, aux Saintes Maries de la Mer.

C’est au quaternaire que d’autres alluvions ont ouvert des surfaces considérables sur notre territoire.
Les rivières actuelles qui traversent ou jouxtent «l’enclave des Papes» ( Lez, Aygues, Corone, Hérein ) possédaient alors une puissance et une extension plus grandes que celles d’aujourd’hui. Elles nous ont laissé des « terrasses » plus ou moins perchées dans la topographie, par exemple celle du père Devès ( Sud de Visan ou celle, très vaste de St Pierre Ouest de Visan ). Leur nature est caillouteuse, mais beaucoup moins riche en argile que ne le sont les alluvions du Miocène des collines.
Accumulés sur 600m d’épaisseur à la verticale de Visan, les produits détritiques de cet age donnent aujourd’hui des grès très tendres, appelés « safres », qui arment la base des collines viticoles de notre terroir visanais. La mer Miocène, progressivement comblée de ces matériaux, expire il y a 10 millions d’années ; elle cède la place à la terre ferme que les lointains ancêtres de notre rivière actuelle (Lez, Aygues, Ouvèze) conquirent, déversant des graviers et des argiles qui s’entassent sur plus de 100 m de hauteur ! Le climat était favorable à la prolifération des troupeaux de gazelles, de petits girafidés et surtout de l’Hipparion, lointain cousin du cheval, venu d’Amérique à travers l’Eurasie.
Ce gracieux équidé, pas plus haut qu’un poney, vivait dans les prairies installées parmi les méandres de ces rivières et l’on trouve parfois ses restes fossilisés dans certaines couches d’argiles rouges, au sommet de nos collines.

Unités et diversités de notre terroir visanais.

Unité :
Partout se rencontrent des sols formés de produits détritiques ( sables des mers miocènes, argiles cailloutis, provenant soit du Miocène, soit du Quaternaire).
Ces particules, de taille infime ( argile) ou importante( cailloutis), donnent aux terroirs visannais deux qualités fondamentales :
L’existence d’une bonne aération du sol, donc la certitude que le drainage sera efficace et que l’eau du ciel n’ira pas impunément gorger le sous-sol et altérer cette alchimie représentée par l’intime alliance nutritive de la terre et de la vigne ; sans oublier l’effet calorifuge des galets, véritables bouillottes nocturnes pour les ceps frileux…
La présence d’une réserve hydrique persistante : cette eau que les argiles séquestrent avec juste mesure au Printemps et rendent à la vigne lorsque l’ardeur solaire de l’été coiffe le viticulteur de son chapeau de paille et encourage les cigales à striduler sans relâche dans une atmosphère où la chaleur crépite.

Diversités :
Les innombrables possibilités de mélange argiles/galets, la vigueur de la pente dans les coteaux, l’ouverture variable du vignoble à la lumière et au vent, conduisent à une diversité de situations considérable et à une gamme subtile de produits dont la découverte est source d’enchantement.

 

HISTOIRE

Le village de Visan se situe dans l’Enclave des Papes, morceau administratif du Vaucluse enclavé dans la Drôme, dont il est l’une des quatre communes.

Situé à 276 mètres d’altitude, et culminant à 367 mètres (quartier du Lautaret), il est adossé à un amphithéâtre naturel de belles collines colorées. Il s’étend actuellement sur 4107 hectares et fait parti des 16 communes à avoir le droit d’accoler son nom à l’A.O.C. Côtes du Rhône Village.

Visan peut s’enorgueillir d’une riche et antique histoire ; les traces sont, aujourd’hui encore, fortement présentes dans sa physionomie et son patrimoine.

Peu avant l’ère chrétienne, vers 70 avant Jésus-Christ, une partie de la IIème légion vint s’y fixer et marquant ainsi les véritables débuts de l’histoire du village. Visan s’appelait alors AVISANUM et se trouvait sur la voie romaine reliant Vaison à Valréas.

En 737, Visan eut à souffrir des invasions sarrasines.

Durant le haut Moyen-Âge, Visan est une co-seigneurie où se trouve le fleuron de la haute société provençale.

En 1234, la seigneurie principale passe au Mévouillon puis en 1288, à la puissante famille des Baux pour enfin être rachetée par le dauphin de Viennois Jean II en 1318.

Ainsi, s’ouvrent trente ans d’appartenance Delphinale dont la très vaste enceinte fortifiée, construite à cette époque et toujours présente, marque la volonté des dauphins de faire de leur nouvelle possession une place forte et importante en terre provençale.

Ils n’habiteront que rarement leur château du Marot, mais ils y firent battre monnaies d’or.

Le 31 juillet 1344, le pape Clément VI, après de longues et tortueuses tractations échange Visan contre remise de dettes avec le dauphin Humbert II. L’accord est passé en son palais de Villeneuve d’Avignon.

Visan devient terre papale pour presque sept siècles. De cette époque datent l’enceinte pontificale et l’ensemble des très beaux hôtels particuliers renaissances et baroques qui forment le noyau du vieux village, et plus particulièrement la rue des Nobles.

La période révolutionnaire passera sans trop d’encombres malgré la fonte en 1793 et 1794 des cloches, des effets et de l’argenterie des églises.

Enfin par le décret du 25 juin 1793, créant le département du Vaucluse et le canton de Valréas, Visan est définitivement rattaché à la France.

Le XIXème siècle marque l’entrée de Visan dans les temps modernes. En 1833 création d’une école publique, en 1861 d’un bureau de poste, en 1892 construction de la toute nouvelle école publique selon les règles de Jules Ferry. Dans la première moitié du XXème siècle, Visan connaît une activité industrielle importante avec une usine de chaussures qui comptera près de deux cents ouvriers à la veille de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, cette activité s’est éteinte et le village compte sur la richesse de son patrimoine et la qualité de son vignoble pour se développer. Actuellement, Visan compte plus de 2000 habitants.

 

Architecture Civile

Des hôtels particuliers allant de la Renaissance à la fin du XVIIIème siècle ornent le vieux village, en particulier dans la rue des Nobles, la rue de la Congrégation, la Mairie et autour de la place de l’église paroissiale.

 

                                                                         hotel pellissier visan drome provencale Muriel Pellegrin                                                                                                                                                                                                               Photo Muriel Pellegrin

 

De la colline, un magnifique point de vue permet au regard de se perdre longuement sur les coteaux ourlés de vignes, raccordés vers le couchant à une vaste plaine cultivée, et de distinguer au loin plus de dix villages aux environs, ainsi que le célèbre et majestueux Mont-Ventoux.

Deux portes monumentales du XIVème siècle matérialisent encore l’enceinte fortifiée des Dauphins (Porte Saint-Martin et Porte du Puy-Barret, datée de 1320).

Architecture Religieuse

Dès 1498 les archives attestent de grands travaux de l’église paroissiale St Pierre qui dureront, semble-t-il, sans discontinuer, jusqu’en 1520 : remaniement de la chapelle primitive, avec la construction d’un chœur, et surtout à partir de 1507 l’élévation de la travée principale ainsi que des premières chapelles latérales.

Entre 1599 et 1600, le clocher est reconstruit avec les pierres des anciennes portes Sainte-Colombe et Réchaussil (comme en témoignent aujourd’hui les belles pierres à bosselage).

Il faudra attendre le premier tiers du XVIIème siècle, pour voir les travaux et l’édifice s’achever, ainsi en 1602, on construit la nouvelle sacristie et surtout, de 1636 à 1639, on agrandit la travée principale et l’on rajoute les dernières chapelles latérales.

Au XVIIIème siècle, le clocher sera couronné, dans la plus pure tradition provençale, d’un élégant campanile en fer forgé.

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Au XIXème siècle une nouvelle campagne de travaux est menée.

La chapelle Sainte – Rose de l’ancien Hôtel-Dieu, dont le chœur est décoré de peintures murales du XVIIIe siècle, est en cours de restauration.

Au nord du village, la chapelle Saint-Vincent, petit édifice en pierre, récemment restaurée accueille des cérémonies liées à saint Vincent, patron des vignerons.